Notre science

Découverte

Histoire d'une découverte translationnelle

La grande musaraigne (Blarina brevicauda) est un petit mammifère originaire de l'est du Canada et des régions du nord-est des États-Unis. Cet insectivore ancien et vorace, qui possède le rythme métabolique d'un colibri, s'est adapté pour survivre aux hivers froids sans avoir besoin d'hiberner.

Shrew Image

Les glandes salivaires sous-maxillaires de sa mâchoire inférieure produisent un venin. La grande musaraigne paralyse ses proies avec son venin puis les met en réserve pour les consommer plus tard. Il s'agit du seul mammifère connu en Amérique du Nord à secréter un venin paralysant.

Le Professeur Stewart, chef de la direction scientifique chez Soricimed, a découvert le composé paralysant du venin de la grande musaraigne. Le Professeur Stewart, alors professeur à l'Université Mount Allison, à Sackville, au Nouveau-Brunswick (Canada), ainsi que ses collègues ont été les premiers à purifier, caractériser et synthétiser cette toxine paralysante. On a constaté qu'il s'agissait d'un peptide unique qui inhibait les canaux sodiques dans les nerfs et donc suggéré la création d'un traitement antidouleur sans opioïde. Le Professeur Stewart a nommé cette protéine la soricidine, puis Soricimed Biopharma Inc. a été fondée.

Des recherches plus poussées sur la soricidine ont conduit à l'identification de deux fonctions biologiques uniques au sein du peptide, la première étant paralysante et la seconde anticancéreuse.

Soricimed a découvert que la cible de l'activité anticancéreuse de la soricidine était le canal calcique TRPV6. Les cancers avec tumeurs solides produisent de grandes quantités de ce canal, lequel joue un rôle clé dans la croissance, la prolifération et les métastases des cellules cancéreuses. Le canal calcique TRPV6 constitue donc une cible essentielle pour le développement de traitements contre le cancer.

Une caractérisation plus poussée de l'action anticancéreuse de la soricidine a conduit à l'identification d'un sous-ensemble de petits peptides qui sont des inhibiteurs hautement sélectifs du canal TRPV6 et donc des candidats pour le développement de thérapies anticancéreuses.

Powered by Innovasium